De Halten à Halter (2)

De von Halten à Halter

La famille von Halten était à l’origine de Halten, commune suisse du canton de Soleure. Voir : De Halten à Halter (1). Or, le patronyme Halter dérive du verbe halten, qui signifie “tenir”. Il était attribué à celui qui “tenait”, c’est-à-dire qui administrait un domaine.

Pourquoi les von Halten sont devenus des Halter ?

Les premiers, les von Halten tenaient et défendaient la tour de Halten. En s’éloignant des codes de la chevalerie du moyen-âge et sur la base d’une même étymologie, le nom a évolué : les seconds, les Halter tenaient, entretenaient ou géraient un territoire. Von Halten ou Halter, ils furent Landamanns, baillis, délégués à la Diète, etc., bref administrateurs pour les plus connus. Les autres entretenaient la terre.

HALTER. Ancienne famille suisse originaire du canton d’Unterwald, bourgeoise de Lungern, de Giswil et de Sachseln (OW). Elle est citée dès 1473. Il existe un article concernant cette famille dans le Dictionnaire Historique et Biographique de la Suisse, tome III, page 759 :

Familles des cantons d’Argovie (A), Bâle (B), Lucerne (C), Saint-Gall (D), Thurgovie (E) et Unterwald (F) (…).

F. Canton d’Unterwald. Famille bourgeoise de l’Obwald, paroissienne de Lungern, Giswil et Kerns, qui peut-être eut des relations de parenté avec les von Halten.

  • Source : Dictionnaire historique & biographique de la Suisse : publié avec la recommandation de la Société générale suisse d’histoire et sous la direction de Marcel Godet, Henri Türler [et] Victor Attinger avec de nombreux collaborateurs de tous les cantons, by Godet, Marcel, 1877-1949; Türler, Heinrich, 1861-1933; Attinger, Victor, 1856-1927 – https://archive.org/details/dictionnairehist03gode/page/759

Le demi-canton d’Obwald forme avec le demi-canton de Nidwald, le canton historique d’Unterwald. Unterwald, Schwytz et Uri sont, en 1291, les cantons fondateurs de la Confédération des III cantons, la première étape de formation de la Suisse.

Municipalités du canton d'Obwald.

Municipalités du canton d’Obwald. © Tschubby

Municipalités du canton d’Obwald. © Tschubby

Descendance et changement de nom

Rudolf von Halten :

Mentionné pour la première fois le 6.10.1361, † avant le 12.10.1380. Donzel et écuyer selon les sources. Peut-être apparenté aux chevaliers ministériaux de Halten (armoiries identiques). Sans doute domicilié à Lungern ou Sachseln. Landamman d’Obwald (attesté en 1368, 1372 et 1373). Sa fille épousa le landamman Walter von Hunwil.

Son fils :

Petermann von Halten (Peter) tenait d’Engelberg en 1378 la dîme de St. Niklausen près de Kerns et reçut en 1379 un fief à Grindelwald, du duc Léopold ; il vendit en 1380 l’impôt de la juridiction d’Obsee-Lungern, à l’exception de la juridiction elle-même, aux gens de ce lieu (où un certain Walter Sigrist est mentionné comme témoin). Dans un acte judiciaire de 1387, il est cité immédiatement après le landammann ».

Et là, attention : Un Petermann peut en cacher un autre ! En poursuivant la lecture de l’article consacré aux von Halten du Dictionnaire historique & biographique de la Suisse, juste après Petermann (Peter) cité ci-dessus, vient à la suite :

Petermann, † à la bataille d’Arbedo 1422. Son fils Heini, fonda un anniversaire à sa mémoire dans l’église de Sachseln. La famille disparaît dès lors de l’Unterwald.

Ces deux Petermann ne sont pas la même personne et Heini n’est pas le fils de Petermann (Peter).

Pourtant dans sa chronique familiale, Gérard Halter mentionne un jugement du 22 mai 1561 où un certain Heini Halter offensé par Andreas Imfeld est confirmé dans ses droits civils dans le pays d’Obwalden en tant que petit-fils de Rudolf von Halten. Il est peut-être le fils d’une fille de ce dernier mariée à un Halter.

Sur les registres généalogiques des Halter de Lungern, le plus ancien ancêtre avéré descendant de Rudolf von Halten est :

Nikolaus Halter, † après 1545, catholique, de Lungern. ​Marié à 1) Elsbeth Omlin, 2) Verena Bläsi (ordre des épouses incertain). Bénéficiaire de pensions papales (1510 et 1518). Bailli pour le compte d’Obwald dans le val d’Ossola en 1513. Environ trente-cinq fois délégué à la Diète entre 1517 et 1529. En tant que bailli de Neuchâtel (1520-1522), Halter obtint pour les bourgeois de la ville la permission d’instituer un Grand Conseil. En 1521, il fit partie de l’ambassade envoyée par les cantons à Paris auprès de François Ier. Cité comme membre du Conseil en 1522, landamman d’Obwald (1523, 1527, 1531, 1534, 1538, 1542), délégué à la dispute de Baden (1526).

Et plus tard :

Melchior Halter, Mentionné dès 1623, † 15.11.1659 catholique, de Giswil, fils de Balthasar. ​Marié à 1) Katharina Ambiel, 2) Maria Abächerli. Administrateur paroissial à Giswil (1623), membre du Conseil d’Obwald (1631). Halter entra au gouvernement du canton en tant que maisonneur (1637). Plusieurs fois député à la Diète et à des conférences (1639-1657). Membre du tribunal des Quinze (1640, 1644, 1648, 1652, 1653 et 1657). Trésorier (1647), vice-landaman (1649) et landamman (1656). Attesté comme commerçant de 1648 à 1659, H. fut aussi aubergiste à Giswil. Il achetait du vin dans le val d’Ossola et y vendait du fromage.

Ensuite : Heinrich Halter, né vers 1580 à Lungern, fut intendant de la Chapelle Saint-Beat d’Obsee, hameau de Lungern.

Epigraphe H.HALTER scellé sur la façade d’entrée de la Chapelle Saint-Beat d'Obsee.

Epigraphe H.HALTER scellé sur la façade d’entrée de la Chapelle Saint-Beat d’Obsee. © Gérard HALTER

Plus tard et pour finir : Il est noté dans un registre de cette même chapelle que Jean Melchior Halter émigra vers l’Alsace. Il est né le 6 février 1679 à Lungern, Canton d’Obwald en Suisse et est décédé le 4 novembre 1737 dans la forêt d’Obernai, Bas-Rhin en France. Une nouvelle histoire commence pour cette ancienne lignée de von Halten / Halter !

De Halten à Halter (1)

De Halten à von Halten

Un lieu à l’origine d’un nom de famille

Halter est un nom de famille d’origine allemande. Ce patronyme (nom du père) est issu du nom d’un lieux : Halten.

Halten est une commune suisse du canton de Soleure (Solothurn en allemand, Soletta en italien), située dans le district de Wasseramt.

Halten et les communes du district de Wasseramt

Halten et les communes du district de Wasseramt. © Tschubby

 

 

 

 

Vous pouvez y visiter le Museum Wasseramt – Turm von Halten. La Tour de Halten est au centre du Musée d’histoire culturelle régionale.

Tour de Halten (Turm von Halten)

Tour de Halten (Turm von Halten) © Notker

Blason de Halten

Blason de Halten. © Voyager

 

Halten (DHS)

Commune sud-ouest, district du Wasseramt, château fort et ancienne seigneurie. La commune s’étend, à l’est de l’Oesch, sur une colline morainique que gravit la route de Heinrichswil. Au sommet, un château fort des Zähringen, dont subsiste une tour d’habitation du XIIe siècle, commande le site. 1201 Haltun, 1274 Halton. 137 habitants en 1799, 92 en 1813, 198 en 1850, 361 en 1900, 476 en 1950, 438 en 1960, 791 en 2000. Vestiges du Bronze; un habitat celte est peu vraisemblable; des figurines de l’époque romaine auraient été découvertes près de la tour. Des seigneurs de Halten (von Halten), ministériaux des Zähringen, sont attestés dès le XIIe siècle. Après 1218, ils entrèrent au service des Kibourg. Pendant la guerre de Gümmenen (1332), les villes de Berne et Soleure s’emparèrent de la forteresse du château fort et Soleure emporta la bannière des Kibourg. En 1367, les Spiegelberg, nobles de la ville de Soleure et parents des seigneurs de Halten, agrandirent la petite seigneurie. En 1466, les Spiegelberg-von Malrein vendirent à la ville de Soleure, pour 4000 florins du Rhin, la seigneurie de Halten-Kriegstetten, dont faisaient partie, outre Halten et Kriegstetten, Oekingen, Hersiwil, Heinrichswil, Winistorf, Derendingen, Horriwil, Hüniken, les deux tiers d’Etziken, la moitié d’Aeschi et de l’enclave de Steinhof, ainsi que Hermiswil (dès 1665 à Berne). La seigneurie possédait une broyeuse à chanvre et un moulin banal. La haute justice ne fut transférée de Berne à Soleure qu’en 1665. Jusqu’en 1798, Halten fit partie du bailliage de Kriegstetten. Les dîmes appartenaient principalement aux von Roll et à la ville de Soleure. Au spirituel, Halten relève de la paroisse catholique de Kriegstetten, les protestants étant rattachés à Derendingen. Fondation d’une section de la société du Grutli en 1887. Ouverture d’une école en 1907 (auparavant, les enfants se rendaient à Kriegstetten). Remaniement parcellaire avec Hersiwil en 1948. La tour de Halten est avec celle de Buchegg la seule encore conservée dans la périphérie de Soleure (aujourd’hui Fondation du château de Halten, musée régional).

Von Halten (DHS)

Famille de ministériaux, mentionnée entre le XIIIe et le XVIe siècle. Le patronyme a pour origine le château fort de Halten, situé dans la commune soleuroise du même nom, dont la tour du XIIIe siècle subsiste encore. Une branche établie à Gléresse portait le nom d’Autes ou de Aultez. Après l’extinction des comtes de Kibourg, dont ils étaient vassaux, les Halten devinrent autonomes. Leur seigneurie comprenait quelques villages au sud-est de Soleure, ainsi que des propriétés disséminées en Haute-Argovie et dans la campagne bernoise. La généalogie est lacunaire et les filiations de certaines branches sont contestées. Des liens de parenté sont attestés avec les chevaliers von Matten et les barons von Hunwil d’Obwald. Notker est le premier des Halten à être mentionné, en 1201. Après la destruction du château fort lors de la guerre de Gümmenen, Konrad III, écuyer, vendit la seigneurie à un bourgeois de Berne vers 1333. Il reçut la même année des droits dans l’Oberland bernois, où une branche de la famille semble cependant avoir été fondée avant 1300. Peter, vassal des comtes de Kibourg-Berthoud et landamman du Hasli de 1304 à 1309, y est mentionné dès 1299. D’autres membres de cette branche jouérent un rôle majeur dans la politique de l’Oberland bernois au XIVe siècle. Une autre lignée, probablement apparentée avec celle-ci, est attestée dans la seconde moitié du XIVe siècle à Obwald, où elle occupa une place politique et sociale importante. Un membre de la famille, également prénommé Peter, est le premier d’une souche reçue bourgeoise de Soleure en 1327, qui s’éteignit au début du XVe siècle avec Dietmar, écuyer et membre du Conseil. Une dernière branche posséda la mayorie de Gléresse dès 1350 et était vassale des comtes de Neuchâtel.

Faisons halte (halter : faire halte, s’arrêter)

Ainsi au Moyen Âge central, une noblesse s’est établie au château de Halten sur les possessions suisses des ducs de Zähringen.

En 1201, Notker von Halten (Noggerus de Haltun) est cité dans un document du monastère de Saint-Urbain (voir aussi : “Saint-Urbain” DHS), en tant que témoin au service de Berthold V (vers 1160 – 18 février 1218), dernier duc de Zähringen.

Les von Halten sont des « ministériaux » :

La ministérialité est une forme particulière de la noblesse germanique du Xe au XIIIe siècles (…).

La ministérialité tient son origine de serviteurs (latin ministerialis) serviles, appelés ministériaux. Les seigneurs ne tardent pas à leur attribuer des offices (…).

Malgré cet état servile, les ministériaux ne tardent pas à développer un esprit de corps et à créer des dynasties. En même temps, ils perdent une grande partie de leurs obligations serviles (corvées, etc.) pour se concentrer sur leurs propres fonctions (…).

Au XIIe siècle, les ministériaux ne tardent pas à s’agréger à la féodalité, le terme ministerialis devenant synonyme de celui de miles (« chevalier »). À la même époque, ils commencent à prendre des noms à l’instar des nobles, souvent le nom d’un château. Ils accumulent également des richesses et ne tardent pas à obtenir le droit de posséder des fiefs. Ils servent également de châtelains, ce qui leur permet d’imiter le style de vie noble.

Certains ministériaux atteignirent un haut rang.

Voir aussi :Ministériales ou Ministériaux” par Françoise Moyen.

Sur le territoire de la Suisse, des ministériaux au service des grands dynastes apparurent pour la première fois peu avant 1200; on les trouve dans la suite des ducs de Zähringen, , des familles de la haute noblesse comme les comtes de Neuchâtel ou, après 1220, chez les Kibourg (…). On est frappé de constater chez les ministériaux des Kibourg une dépendance très faible envers leur seigneur: elle peut s’expliquer par l’origine hétéroclite des possessions kibourgeoises, héritées des Lenzbourg et des Zähringen, et sans doute tout autant par l’incapacité de cette famille à s’imposer politiquement. Vers le milieu du XIVe siècle, on ne peut plus parler de ministériaux indépendants en Allemagne du Sud et en Suisse; ils s’étaient fondus dans la classe dirigeante que formait la chevalerie.

Traces historiques de la famille von HALTEN (DHBS)

Famille de chevaliers ministériaux. Armoiries : bandé de gueules et d’argent, de cinq ou six pièces ; cimier, tête de braque ou de loup. Elle avait comme lieu d’origine le château de Halten, dans la paroisse de Kriegstetten (Soleure). L’ancêtre — 1. NOTKER de Haltun, est cité en 1201 comme ministérial des Zähringen. A L’extinction de ceux-ci en 1218, il passa sous la domination des Kibourg. — 2. GOTTFRIED von Halten fit une donation au couvent de Saint-Urbain vers 1220 avec l’autorisation delà comtesse de Kibourg. — 3. CUNO (Konrad Ier), cité de 1241 à 1260, et son frère — 4. JOHANNES, cité de 1252 à 1264, tous deux chevaliers, acquirent une situation éminente dans la suite des deux comtes Hartmann de Kibourg. Un acte de 1257 démontre que la famille comptait alors encore d’autres membres masculins, en sorte que dès ce moment la similitude des noms rend difficile l’établissement d’une généalogie. Le chevalier Johannes avait fait don d’une partie de la colline du château de Halten à la commanderie des chevaliers de Saint-Jean de Thunstetten, qui en disposa en 1274. Un fils de Konrad serait — 5. CUNO ou Konrad II, chevalier cité de 1274 à 1306. — 6. KONRAD III, fils du n° 5, écuyer. Les Bernois lui détruisirent le château de Halten en 1332 dans la guerre de Gümmenen ; il vendit la tour qui restait avec sa moitié de la juridiction à Burkhard von Eschi, bourgeois de Berne, et acquit en 1333 des barons de Weissenbourg la juridiction de Weissenau et Rotenflüe près d’Interlaken, à titre d’hypothèque. Celle-ci fut rachetée toutefois dès l’année suivante, et la seigneurie vendue au couvent d’Interlaken, car Berne ne voulait pas voir la clef de l’Oberland aux mains d’un vassal des Kibourg. Konrad vivait encore en 1336. La branche principale semble s’être éteinte avec lui. La famille s’était disséminée déjà auparavant. — 7. PETER en 1327 et — 8. JOHANN en 1348 devinrent bourgeois de Soleure. — 9. PETERMANN, bailli soleurois à Koppigen 1443. — 10. DIETMAR, cité dès 1393, siégea au Conseil et au tribunal de la ville. Avec lui prit fin, vers 1429, la branche citadine, à laquelle toutefois semble avoir appartenu — 11. KLARA, seconde femme d’Imer von Spiegelberg le jeune ; à la mort de son époux, en 1367, les Eschi lui rétrocédèrent le château familial de Halten qu’elle apporta aux Spiegelberg. Une autre branche, proche parente de la lignée soleuroise, était établie depuis 1318 sur le fief neuchâtelois de Gléresse. — 12. JOHANN, maire de Gléresse 1359-1365. La famille portait le nom français d’Autes, Auctes, de Aultez, Haultez, et paraît s’être perpétuée dans la famille Daulte. Les branches oberlandaises acquirent une plus grande importance. — 13. PETER, écuyer et vassal des Kibourg à Thoune en 1300, chevalier 1304 et landammann du Hasli de 1304 à 1309 — 14. PETER, peut-être son fils, avoyer de Thoune 1333-1338. — 15. RUDOLF, fils de Johann, bourgeois du Hasli dans les actes de 1363 à 1388, placé immédiatement après le landammann dans les listes de témoins. Du Hasli, la famille se répandit aussi dans l’Obwald où un autre — 16. RUDOLF, donzel, fut landammann de 1368 à 1373, fonction qui passa à son décès à son beau-fils Walther von Hunwil. Son fils — 17. PETERMANN (Peter) tenait d’Engelberg en 1378 la dîme de St. Niklausen près de Kerns et reçut en 1379 un fief à Grindelwald, du duc Léopold ; il vendit en 1380 l’impôt de la juridiction d’Obsee-Lungern, à l’exception de la juridiction elle-même, aux gens de ce lieu. Dans un acte judiciaire de 1387, il est cité immédiatement après le landammann. — 18. PETERMANN, † à la bataille d’Arbedo 1422. Son fils — 19. HEINI, fonda un anniversaire à sa mémoire dans l’église de Sachseln. — La famille disparaît dès lors de l’Unterwald. C’est dans l’Oberland qu’elle se maintint le plus longtemps; elle s’était établie en 1368 aussi du côté de Frutigen, où encore en 1522 — 20. PETER von Halten, ancien banneret d’Eschi, prouve par son sceau qu’il descend de l’ancienne famille de chevaliers. — Voir FRB. — SW. — Gfr. Reg. — Rahn : Kunstdenkmäler von Solothurn. — Arch. d’État de Berne et Soleure. — Schmidlin : Gesch. des Amteibez. Kriegstetten (sa généalogie ne mérite aucune confiance).

  • Source : Dictionnaire historique & biographique de la Suisse : publié avec la recommandation de la Société générale suisse d’histoire et sous la direction de Marcel Godet, Henri Türler [et] Victor Attinger avec de nombreux collaborateurs de tous les cantons, by Godet, Marcel, 1877-1949; Türler, Heinrich, 1861-1933; Attinger, Victor, 1856-1927 – https://archive.org/details/dictionnairehist03gode/page/758